Articles de navaure

Dans Tahiti

Tahiti, Mauruuru les amis !!!

Par Le 29/10/2011

Pour beaucoup d’entre nous, Tahiti rime avec paradis. Après le merveilleux séjour que nous y avons passé, Tahiti rime désormais avec « amis ». Pour ce qui est du paradis, après avoir passé 15 jours sur les îles Cook, il nous semble que les plages de rêves  se trouvent plutôt là-bas. La beauté de la Polynésie Française est bien réelle, des lagons superbes et des paysages terre/mer splendides, mais on a un peu été déçus par les plages, nous qui sommes amateurs de longs bancs de sable blanc et fin. Pour être honnêtes, nous pensons que les plages Tahitiennes ont souffert de la comparaison avec les Iles Cook, quand on arrive directement de France ça ne doit pas faire le même effet. Blasés du voyage direz-vous ? Noooon ! Surtout pas, juste un constat. Comme nous vous l’avons dit, le charme des lieux ce sont les Polynésiens, leur accueil n’a pas son pareil ! Navina ayant vécu deux ans dans sa jeune enfance sur cette île, nous avons eu droit à un accueil inoubliable.

  

Au fait, nous vous parlons de Tahiti qui, par abus de langage, représente en fait la Polynésie Française, composée de 118 îles. Nous en avons visité uniquement trois : Tahiti et Moorea les plus connues, et Huahine, l’île sauvage.

 

Tahiti, la famille Bruneau et André

Nous avons eu un accueil très chaleureux et très coloré à l’aéroport de Papeete par la famille Bruneau (anciens voisins de Navina) et André (ami des parents de Navina). Avant même de nous embrasser, nos hôtes nous ont offert de magnifiques colliers de fleurs fraîchement cueillies dans le jardin. Chaleur humaine et fleurs à foison : le décor était planté ! Qu’il est bon d’être accueillis de la sorte après plus de 7 mois de voyage !

 

La découverte de la vie tahitienne ne pouvait mieux débuter qu’avec un bon dîner traditionnel « à la roulotte »! Marie-Rose et Klaus (et oui le père de Navina n’a pas quitté l’île sans « conseiller » à ses voisins d’appeler leur nouveau-né comme lui !) nous ont commandé une salade de poisson cru au lait de coco (première d’une longue série)! Rien qu’en vous l’écrivant nous salivons… Vraiment une des meilleures spécialités locales, il faut savoir que les Tahitiens aiment la bonne cuisine, ils sont plutôt du genre gourmands et le maa (la nourriture) tient une place très importante dans leur culture ! Nous avons également découvert les nombreuses fécules : uru, taro, faï-faï… qui accompagnent les viandes ou poissons, servis avec de la sauce (bref fini le régime végétarien des iles Cook)! A peine notre premier repas avalé nous avons découvert notre « château » ! Marie-Rose, en apprenant notre venue 3 semaines auparavant, a décidé de transformer la cabane à outils du jardin en chambre à coucher ! Nous avons donc découvert un très joli deux pièces tout équipé (TV, frigo,…) avec des rideaux et dessus de lit aux couleurs locales, Klaus pouvait ponctuer la visite de notre palace par un « bienvenue chez vous » !

 

Dès le lendemain notre programme rythmé a débuté avec une visite matinale du marché de Papeete et ses innombrables fruits, légumes, fleurs et senteurs ! Nous avons goûté de bonnes spécialités sino-tahitiennes ainsi que le café au lait de coco (bof !), avant de rentrer préparer un déjeuner de rois (normal quand on loge dans un château !). Après un tel festin, une sieste s’imposa, et à notre réveil les fistons de la famille Bruneau arrivèrent pour notre dîner d’accueil (encore une bonne bouffe !). Quatre des six fils Bruneau étaient présents : Klaus, Angelo, Stanley et Ricardo avec leurs compagnes (Moea  et Cindy) et enfants, une belle famille ! Stanley à la guitare et Marie-Rose en chef d’orchestre ont assuré l’animation avec de beaux chants tahitiens (cf. vidéos !!!). Une très très belle soirée ! Merci !

 

A Tahiti nous avons également passé une excellente journée avec André : excursion adrénaline en 4*4 sur le mont Marau, petite marche dans les hauteurs pour profiter de la vue magique sur l’île de Moorea, balade sur une immense plage de sable noir, fief des surfeurs, et enfin baignade dans une rivière ! Sans oublier un apéro dans un bel hôtel avec en toile de fond le coucher de soleil sur l’île de Moorea et l’incontournable repas dans les roulottes animées de la place Vaiete. Super, merci André !    

Avant d’embarquer sur le ferry pour Moorea nous avons partagé un excellent moment avec Anne et Claude (amis des parents de Navina), coupes de champagne puis déjeuner en terrasse, au top ! Merci aussi pour les multiples conseils, de l’Australie au Chili en passant par votre spécialiste des perles ;-)

 

 

Moorea et les Casha

L’accueil de Moorea fut à la hauteur de celui de Tahiti : ti punch et barbecue préparés avec amour par Pierre et Josette (de vrais parents !). Installés dans une jolie maison en bord de lagon, nous avons pu découvrir le magnifique lagon de Moorea en long, en large et en travers grâce au cap’tain Pierre et son bateau ou son kayak ! Les cessions snorkeling furent superbes, avec notamment un moment inoubliable de notre voyage : la nage avec les raies et les requins à pointe noire !!!  C’est incroyable mais ces bêtes là (les premières bien sûr !) sont aussi attachantes qu’un animal domestique, elles viennent se frotter à vous, vous mangent dans la main et se laissent caresser…. Génial ! Un moment magique, promis on ne mangera plus jamais de raie ! Cf vidéo, ça vaut le coup ! Pour ce qui est des requins, on ne dira pas qu’on est allé se frotter à eux mais pas loin ! Hallucinant ! Et comme ça ne suffisait pas, nous sommes allés rendre visite aux dauphins et aux tortues du centre de réhabilitation.

  

Nous avons également sollicité Pierre pour une partie de pêche au requin. Ce prédateur chassant principalement la nuit, la partie de pêche sera nocturne. Malgré une grande motivation et une belle assiduité, c’est totalement bredouille que nous sommes rentrés… pas même un petit poisson, juste deux ou trois algues accrochées à l’hameçon ! On a fait un capot dixit Pierre! La loose, sachant que le lagon est un énorme garde-manger ! Vous l’aurez compris, nous avons failli jeuner ce soir-là, heureusement que Josette ne comptait pas sur notre pêche pour nous préparer un autre festin !

La beauté des îles polynésiennes et de leurs lagons se découvrant aussi des hauteurs, Josette nous a fait gravir le « Mont Magique » au milieu des citronniers et pamplemoussiers, et le Belvédère offrant une superbe vue sur les baies de l’île. Ajoutez à cela un tour complet de l’île, la visite de deux hôtels de luxe, dont le Beachcomber tout droit sorti d’une brochure publicitaire, et notre séjour est déjà terminé ! Pierre a managé nos 4 jours de main de maître et Josette nous a régalés de ses bons petits plats, qu’il est bon de se faire chouchouter ainsi, mille mercis !

 

 

Huahine et la famille de Cindy

Place désormais à Huahine ! Comme la gentillesse est religion chez les Polynésiens, Cindy, une des belles-filles Bruneau, nous a proposé de loger dans sa famille, et afin que nous ne nous sentions pas mal à l’aise de « squatter » chez des gens que nous ne connaissions pas, elle nous a accompagnés ! C’est ainsi que nous avons retrouvé Cindy et sa petite à l’aéroport de Huahine avant d’être conduits chez Mémé, Tino, Marianne et le jeune Onohura. Nous avons une nouvelle fois été accueillis très gentiment par ces polynésiens qui nous ont laissé la chambre la plus confortable, qui nous ont préparé d’excellents repas de poissons crus et grillés (fraîchement pêchés par Tino), nous ont fait visiter le lagon en bateau… et tout simplement partager leur quotidien. Encore merci !

    

Nous sommes partis en scooter à la découverte de Huahine qui offre les plus jolis paysages des îles que nous avons vues en Polynésie. Une île sauvage, aux nombreux reliefs et côtes dentelées. L’avantage d’être en scooter, c’est la liberté de s’arrêter quand bon nous semble, c’est ainsi qu’en entendant des chants religieux nous nous sommes arrêtés voir les élégants protestants de Fare, qu’en apercevant un attroupement sur un espace vert nous avons assisté à une répétition de chants et danses locaux (bien plus joli et authentique que le spectacle payant de Rarotonga) et qu’en voyant des bungalows abandonnés nous avons découvert la jolie plage de l’ancien Sofitel laissé en ruine. Nous avons également eu la chance de rencontrer la famille Moana au petit port Tefarii : ils nous ont fait traverser le lagon sur leur petit bateau  jusqu'au petit motu privé où ils travaillent en tant que jardiniers d'un terrain de 4 hectares. Après une visite de la propriété et de ses centaines de cocotiers, nous avons eu droit à du jus de coco frais et du pain coco face au coucher de soleil. Ah… les rencontres!

   

Nous avons également passé du bon temps avec Cindy et les petits sur la plage : marche dans le lagon, baignades et jeux avec les plus jeunes. Pendant toute une après-midi, Tino nous a fait voir le lagon et les motus à bord de son bateau. Puis il a convié Aurélien à participer au tournoi de pétanque du village. Il s’agissait de la 1ère fois qu’un Popa (comprendre un Blanc) participait au tournoi, et peut-être de la dernière puisque la team Tino-Aurélien a raflé la mise ! Nous nous sommes liés d’amitié avec Cindy lors de ces quelques jours dans sa famille, et les « au revoir » ont été émouvants.

 

Le dernier jour de notre séjour, nous avons partagé un très bon brunch dans un bel hôtel avec la famille Bruneau, et tout le monde nous a accompagnés à l’aéroport pour nous dire au revoir. Le comité de départ était encore plus impressionnant que le comité d’accueil. Les colliers de fleurs ont laissé place aux colliers de coquillages… Contents d’avoir rencontré ou revu tous ces amis de Tahiti, c’est avec 3 kg de colliers, de jolis souvenirs et beaucoup d’émotion que nous nous sommes envolés pour la suite de nos aventures en Australie…

 

Dans Pérou

J-10, time to go home !

Par Le 15/08/2011

Pendant près de 11 mois nous redoutions ce fichu 16 août 2011, date de notre retour en France. Enfin, ce que nous craignions le plus était de ne pas avoir envie de rentrer...

Et là, à J-10, comme conditionnés par cette date de fin, soit 347 jours après notre départ en tour du monde, nous commençons à sentir poindre l’envie de rentrer. Et pour la première fois du voyage, nos corps nous font savoir qu’ils sont fatigués, en plein trek du Machu Picchu ils ont cédés à la tourista péruvienne comme ils n’avaient jamais cédé auparavant. La « convalescence » fut longue et c’est dans ces moments-là qu’on se dit qu’il serait bien agréable d’être à la maison, en France ou en Allemagne chez Oma… de revoir les potes, de bien manger, de savoir que l’eau de la douche sera chaude, de ne plus prendre de longs transports en commun éreintants…

Navina, souhaite même remplacer nos 10 derniers jours au Pérou en mode routard par du farniente sur les plages paradisiaques du Venezuela ou du Panama… ses recherches la font rêver mais à 500 euros le vol ce n’est pas envisageable. Nous prenons donc la décision de se la couler douce au Pérou jusqu’à la fin : peu de trajets, peu de visites, bref peu de contraintes, et surtout des hôtels et restaurants de la catégorie «chic » du guide. Au diable la catégorie « très bon marché » à laquelle nous étions abonnés !

Nous n’avons pas fait le musée de l’Inca à Cusco et alors ? Ni le trek du beau Canon de Colca à Arequipa… pas bien grave ! Nous n’avons plus envie de visiter ! Où sont passés les baroudeurs dans l’âme, avides de découvertes et de rencontres ? Peut-être que nous avons tout simplement fait le tour, que nous sommes fatigués et que nous n’arrivons plus à emmagasiner.

Bien qu’habitués aux bus sommaires d’Asie ou d’Amérique du Sud, nous ne supportons plus les bus cama péruviens (comprendre bus VIP avec sièges inclinables à 160 degrés). Nous sommes même prêts à écourter notre itinéraire en prenant un avion directement pour Lima, afin de nous éviter les innombrables heures de bus ! Encore une fois, où sont passés les routards qui ne juraient que par la classe économique des trains indiens, ou les auto-stoppeurs infatigables de la Nouvelle-Zélande ?

Nous trouvons même à redire sur les chambres d’hôtel à 60 dollars! Heureusement nous nous consolons avec le soleil et la piscine dans des jardins idylliques ! Pour mémoire avec 60 dollars on se faisait 10 nuits en Asie…

Jusqu’ici nos estomacs étaient résistants à toutes les bactéries des comedors des marchés, mais bizarrement depuis notre tourista ils ne digèrent plus que les plats raffinés des restaurants gastronomiques. Midi et soir, svp !

Voilà, tout cela est sûrement normal, nous sommes juste en fin de parcours après un an de voyage sensationnel. Nous profitons de nos derniers jours, mais différemment et avec plus de luxe ! Nous avons hâte de tous vous revoir, familles, amis,… confort et bonne bouffe ! Nous savons que malgré notre envie de rentrer, le retour ne sera pas évident… Il a fallu plus de 11 mois pour avoir envie de rentrer, nous savons qu’il en faudra bien moins pour l’envie de repartir !

 

Dans Pérou

Le Machu Picchu et ses Incas - pables !

Par Le 13/08/2011

Non les incapables ne sont pas les ingénieux Incas qui ont construit une cité au sommet d’une montagne inatteignable, ce sont nous, les 10 rigolos qui sommes partis 4 jours en trek avec en point d’orgue une arrivée au Machu Picchu ! Le dix de départ de ce trek était le suivant : Amandine, Anne-So, Aurélien, Benjamin, Fanny, Loic, Mumu, Navina, Steph A. et Steph B.

Tout avait bien commencé : 10 copains réunis, jeunes, beaux et au sommet de leur forme, un parcours aux paysages superbes menant à la plus célèbre des cités incas, et enfin une météo ensoleillée comme toujours !

Afin de mettre toutes les chances de notre côté, nous avons choisi un hôtel confortable pour la veille de notre départ, et opté pour un repas de sportifs : des pâtes. A peine 3 spaghettis d’avalées que le premier signe de faiblesse se fait ressentir au sein de la troupe: Navina quitte la tablée en courant direction les toilettes. Stress d’avant-match ou fébrilité face à l’épreuve ?

 

Frais comme des gardons, au delta près de Navina, nous nous sommes retrouvés à 4h du matin pour débuter la lente ascension du Salkantay. Dès les premiers mètres nous avons compris que nous ne serions pas seuls dans l'adversité puisque nous étions entourés d’une horde de touristes. Peu importe, notre dream team était prête à tout donner pour passer le col en tête. Mais ce n’est finalement pas par notre rapidité que nous nous sommes distingués, mais par le nombre de vomis et de pause-caca ! Navina a lancé les hostilités dans les premiers 100 mètres, et Stéph A l’a rapidement rejointe dans cette compétition pour réaliser l’arrivée au premier campement la plus lente de l’histoire du trek (n'est-ce pas Loic ?)! Afin de ne pas rivaliser de lenteur, Navina, n'arrivant pas à mettre un pied devant l'autre, avait sauté dans un camion afin de s’économiser pour la suite du trek. La première nuit en tente fut difficile en raison du froid, et au réveil, les troupes se sont levées nettement moins fringantes que la veille.

Navina, toujours à l’économie en raison de ses multiples dons à la Pachamama (la Terre Merre), a préféré réaliser l’ascension du col du Salkantay à 4 600 m à dos de cheval. Bien lui en a pris, elle n’aurait jamais réussi cette ascension puisque même à cheval elle s’est évanouie ! Heureusement le guide était là pour rattraper la belle dans ses bras. Après cette petite frayeur son état de santé s'est heureusement nettement amélioré. Notons la présence dans la même "écurie" de Steph A et Mumu.

 

Délestés des maillons faibles, le reste de la troupe a réalisé une belle ascension, et été récompensé par une jolie vue au sommet sur les monts enneigés ! Après une longue et pénible descente, nous avons pu apprécier une bonne cerveza Cusquena. Les malades quant à elles (et oui le sexe faib… ) comptent une nouvelle recrue en la personne de Fanny dont l’estomac montre également des signes de faiblesses. Compte tenu de l’état de santé des troupes, nous n’avons marché que 5h le 3ème jour et opté pour le confort d’un bus et d'un train pour rejoindre Aguas Calientes. Anne-So aura profité de notre attente à la gare de Hydroelectrica pour s’ajouter à liste des petits nègres « défunts »(remember Agatha Christie). Nous en sommes désormais à 4 victimes, qui sera le suivant ?

Notre troisième et dernière nuit devait être de courte durée puisque le début de l’ascension du Machu Picchu était prévu à 4h du matin. Le sort en aura décidé autrement puisque la pluie battante nous a contraints à rester sous la couette jusqu’à 7h. Pour Amandine et Aurélien, la nuit fut quand même très courte puisqu’ils passèrent à peu près autant de temps sur les toilettes que dans leur lit… Nous en sommes donc à 6 petits nègres !

 

Alors que nous avions débuté la visite du Machu Picchu dans les nuages depuis une petite demi-heure, Aurélien a bout de forces et ne tenant plus sur ses jambes dut être conduit rapidement à l’infirmerie ! Malgré son manque de jus, il trouva assez d’énergie pour refuser d’être mis sous perfusion ! Il ne manquerait plus qu’à 10 jours du retour il attrape une saleté ! Navina qui l’avait accompagné ne retrouva pas ses compagnons de route et se lança seule dans l’ascension du Huayna Picchu, montagne faisant face au Machu Picchu. Pour la première fois en un an elle visita toute seule un site touristique et demanda à de gentils touristes de la prendre en photo ! Pendant ce temps-là, soit près de 3h, Aurélien dormit paisiblement sous les yeux de son infirmière. Après sa sieste il retrouva sa moitié pour visiter à son rythme ce superbe site. Entre la pluie et la tourista, on ne peut pas dire que la visite de notre dernier highlight du voyage fut un réel succès. Cependant nous gardons un bon souvenir de ce site incroyable, et comptons bien y revenir un jour sous le soleil et en forme !  

 

Nos quelques jours avec nos copains furent vraiment super sympa, malgré nos petits tracas de santé. En plus du trek de Salkantay, nous avons également visité la vallée sacrée de Cusco avec les superbes sites de Pisac, Ollantaytambo, Moray, les salines de Maras, et Chinchero. Nous avons beaucoup aimé la ville de Cusco, son marché et ses bons petits restaurants qui nous ont permis de nous remettre sur pattes après notre plus belle tourista de l'année.

 

Dans Bolivie

De La Paz au Lac Titikaka

Par Le 07/08/2011

La Paz, mythique capitale de Bolivie, immense cuvette perchée entre 3 200 et 4 000 mètres d’altitude, toute de constructions en parpins rouges (non non, on ne parlera pas de ville rose, car ça n'a rien à voir avec Toulouse) est une ville impressionnante mais dénuée de charme! Pour nous La Paz sera aussi synonyme de shopping. Nous n’avions rien acheté en un an de voyage, et bien là y’a pas à dire on s’est bien rattrapé sur l’artisanat bolivien ! Deux jours complets à arpenter LA ruelle commerçante et à négocier comme des chevronnés (on vous rappelle qu’on a voyagé 6 semaines en Inde, ça aide !). Résultat des courses nous voyageons depuis avec un sac en plus !

Mais comme nous n’apprécions pas vraiment les grandes villes, nous n'avons pas prolongé pas notre séjour à La Paz et sommes partis avec nos copines Anne-So et Fanny à Sorata, décrit comme le plus beau village andin de Bolivie. Le village est charmant, mais de là à dire « le plus beau… », on se dit que parfois les rédacteurs des guides touristiques s’enflamment. Sorata aura été un échauffement au trek du Machu Picchu avec une ascension à 4 200 m la tête dans le brouillard. Une ascension difficile et une météo redoutable ! Heureusement, les pâtes maison (comme en Italie, promis !) du restaurant de l’hôtel nous feront oublier cette journée difficile, un régal ! Plus tranquille, mais surtout plus originale, fut notre ballade jusqu’à une cave immense et profonde dans laquelle se trouve un lac souterrain. Et qu’avons-nous fait sur ce lac souterrain ? Du pédalo dans le noir bien sûr ! Quelle drôle d’idée ! Bien sympa en tous cas.

 

Après avoir retrouvé nos potes venus de France pour un séjour de 3 semaines en Bolivie/Pérou (retrouvailles très sympathiques à l’aéroport), nous quittons une nouvelle fois La Paz pour nous aventurer en VTT sur la célèbre « Route de la mort », en compagnie de Loïc et Anne-So, les deux seuls téméraires de la bande. Départ à 4 700 m d’altitude et arrivée à 1 000 m ! Une descente de malade, avec des pointes à 65 km/h et des ravins à en faire pâlir plus d’un. Aurélien et Loïc auront tenté le diable en suivant le fou-furieux de guide… pas de blessés, justes quelques chutes sans gravité. Enfin il faut tout de même préciser que cette route porte bien son nom, de nombreuses chutes mortelles dans le ravin ont eu lieu et ont encore lieu… C'est avec cette idée en tête, que Anne-So et Navina ont adopté un rythme de croisière plutôt plaisant, mais avec son lot de sensations fortes tout de même !

  

Pour nous remettre de ces émotions, nous avons pris une journée de repos dans le paisible mais nuageux village de Coroico, à l’entrée de l’Amazonie. Citronniers, avocatiers, bananiers et chants d’oiseaux assurés. Un sacré dépaysement après la chaotique La Paz. Pour notre plus grand bonheur, un restaurateur allemand est installé dans ce village et a su régaler nos papilles avec des Spätzle (pâtes maison allemande) et un Tiroler Kuchen, gâteau allemand dont la grand-mère de Navina a fait sa spécialité !

  

Dernière étape en Bolivie, mais pas des moindres, le célèbre Lac Titikaka et son Isla del Sol. Comme l’indique son nom, pas un nuage à l’horizon, juste une chaîne de montagne magnifique en toile de fond. Nous avons profité de ce cadre idyllique, avec notre bande de pote, pour faire de belles balades sur l’île et déguster quelques Pisco Sour. Nous n’avons pas joué les Commandant Cousteau et ne rentrons donc pas avec le trésor d’or Inca englouti quelque part au fond du lac. Sur le chemin époustouflant du lac, nous avons fait étape à Copacabana, le vrai, celui qui a donné son nom à une célèbre plage brésilienne, juste le temps de manger une fondue savoyarde, ou plutôt bolivienne ! Vous noterez que nos étapes se font de plus en plus gourmandes, est-ce lié à notre impatience de retrouver la nourriture française ? Certainement... 

 

 

Dans Bolivie

Chorizitos, Chicha y Carnaval

Par Le 05/08/2011

Nous ne savions pas grand-chose de la grosse ville de Cochabamba, si ce n’est ce qu’un chauffeur de taxi nous avait dit : à Cochabamba  on y boit la chicha la mas barata del pais ! …et ce sous les yeux du plus grand Jésus érigé du monde !!! Mais bon, les 33 m de cette statue ne freinent pas pour autant les alcooliques et encore moins les voleurs ! Et oui, cette ville a mauvaise réputation et nos copines en ont fait les frais en se faisant voler dans leurs sacs appareil photo et lunettes de soleil.

 

On ne retiendra pas grand-chose de cette ville polluée, par contre les petits villages aux alentours sont tous plus charmants les uns que les autres. Punata et son immense marché agricole, Tarata et sa feria de chorizito (sorte de merguez maison excellente !) et enfin Cliza et sa fête de la Vierge Carmen !

 

Même si Tarata et ses chorizitos nous auront laissé un souvenir gustatif émouvant, c’est bien le village de Cliza qui aura marqué notre passage dans la région de Cochabamba. Merci au chauffeur de taxi avec qui nous avons partagé à trois les deux places de devant, classique, de nous avoir conseillé cette étape. La fête de la Vierge Carmen, assimilable à un carnaval, est un immense défilé de déguisements plus extravagants les uns que les autres, et ce sur des airs de bandas locales qui nous ont fait danser.

 

Pour la première fois de notre séjour en Bolivie, les gens étaient ravis de se faire prendre en photos et nous ont même sollicités pour prendre quelques photos en leur compagnie. Enfin des photos non volées ! Ces séances photos nous ont permis de rencontrer de très sympathiques participants au défilé avec qui nous avons bien rigolé. Une fois de plus nous avons été invités à partager un repas, préparé avec soin par une gentille mamita et à boire de la chicha morada maison (à base de maïs violet !). Un chouette moment festif !

 

Extrait de la séance photos de groupe ! Navina est plutôt bien entourée, non ?

 

 

PS : On a oublié de vous raconter une anecdote amusante. Pour effectuer le trajet entre Uyuni et Potosi, nous avons été obligés de privatiser un bus de 30 places car tous les bus locaux étaient complets et nous ne voulions surtout pas rester un jour de plus à Uyuni. Nous étions un groupe de 9 routards, rencontrés dans le Salar, il restait donc plein de places disponibles dans le bus. Nous avons donc conclu le deal suivant avec le chauffeur : tous les Boliviens qui souhaitaient faire le trajet avec nous devaient s’acquitter d’un droit d’entrée, correspondant au tarif normal bien sûr ! Navina s’est donc improvisée en vendeuse de tickets et s’est retrouvée face à des Boliviens souhaitant négocier le tarif ou encore une mamita bourrée voulant un apéro incluido ! Le monde à l’envers non ?